Chapô — Planter la lavande au bon moment change radicalement la qualité de la floraison. Entre les spécificités climatiques de chaque région, le choix d’une variété adaptée, la température du sol et l’exposition au soleil, chaque décision influe sur la vigueur des plants et la durée de vie du massif. Ce texte propose un guide pratique et concret pour choisir la période de plantation, préparer le sol, éviter les erreurs fréquentes et organiser l’entretien pour obtenir une floraison optimale. Il s’adresse aux jardiniers soucieux de biodiversité, aux propriétaires qui veulent une haie parfumée durable et aux amateurs de culture en pot. Les explications privilégient des points de contrôle mesurables et des décisions claires : quand plonger la motte en terre, comment mesurer la température du sol, quelles variétés planter selon le climat, et quels gestes d’entretien privilégier pour limiter les traitements. L’approche est pragmatique, pédagogique et teintée d’un ton jovial pour donner envie de se salir les mains — car un bon timing au jardin se traduit souvent par des bouquets de lavande en abondance et des abeilles comblées.
- En bref : choisir la bonne période (printemps pour le nord, automne pour le sud), surveiller la température du sol (>10°C), privilégier un sol bien drainé et une exposition >6 h/jour.
- Points de contrôle : température du sol, infiltration (test du trou d’eau), pH (6,5–7,5), collet visible au moment de la plantation.
- Erreurs fréquentes : planter dans un sol argileux non aménagé, arroser excessivement la première année, tailler dans le vieux bois.
- Investissement : plants 3–10 € selon taille; pot large 30–40 cm pour culture en contenant; 2 à 3 ans avant floraison abondante.
- Décision pratique : si risque de gel persistant, attendre le printemps; si climat doux, privilégier l’automne pour un enracinement profond.
Quand planter la lavande : choisir la bonne période de plantation selon le climat
La période de plantation conditionne l’enracinement et la qualité de la floraison. En pratique, deux fenêtres principales se détachent : le printemps et l’automne. Chaque option comporte des avantages et des risques selon le climat local. Le printemps (mars–mai) convient aux régions où l’hiver se prolonge. Il faut attendre que les gelées soient passées et que la température du sol atteigne environ 10°C de manière stable pendant plusieurs jours.
Le critère décisif n’est pas la date calendaire mais la température du sol et la fréquence des nuits négatives. Pour mesurer la température du sol, utilisez un thermomètre horticole enfoui à 10 cm : si la valeur moyenne dépasse 10–12°C, le moment est favorable. Cette méthode est un point de contrôle mesurable permettant de décider concrètement : donc, concrètement, si la sonde indique ≥10°C et que les prévisions météo n’annoncent pas de gelées, la plantation peut commencer.
En climat méridional ou zones à hivers doux, l’automne (septembre–octobre) est souvent préférable. Les racines bénéficient d’un sol encore chaud, l’enracinement se fait avant la baisse d’activité hivernale et la plante entre en dormance avec un bon ancrage. Cette stratégie favorise souvent une floraison plus précoce au printemps suivant. Toutefois, en situation d’automne pluvieux ou de sols mal drainés, la plantation automnale augmente le risque de pourriture racinaire.
Erreur à éviter : planter trop tôt au printemps alors que les nuits restent fraîches. Cela ralentit l’enracinement et augmente la sensibilité aux maladies cryptogamiques. Autre erreur : planter en période de canicule. Un plant transplanté en sol très sec souffrira d’un stress hydrique permanent et aura du mal à s’établir.
Points de contrôle concrets à effectuer avant la mise en terre :
- Température du sol à 10 cm (thermomètre) — seuil recommandé : 10–12°C.
- Date de la dernière gelée locale (historique météo ou observatoire) — attendre une période stable sans gelées.
- Test d’infiltration : creuser un trou de 30 cm, remplir d’eau ; si l’eau met plus de 2 heures à s’infiltrer, le drainage est insuffisant.
- Observation du terrain : éviter les points bas où l’eau stagne après les pluies.
Exemples pratiques : dans le nord de la France, un jardinier attendra souvent la mi-avril à fin avril pour planter. Dans le Sud-Est, une plantation fin octobre permet d’obtenir une floraison riche dès la second année. Pour une culture en pot, le critère de température du sol peut être remplacé par la température ambiante et la protection hivernale du pot.
Décision concrète : si le test de la température du sol est favorable et que le drainage est vérifié, planter en respectant un espacement et sans enterrer le collet. Sinon, retarder et améliorer le sol (sable, gravier) avant de planter.
Insight : la meilleure période est celle où sol et climat offrent simultanément chaleur douce et faible risque d’excès d’humidité — agir selon ces critères assure une floraison optimale sans surmenage des plants.
Comment l’époque de plantation influence la floraison optimale et la maturation des plants
Le moment de la mise en terre influence non seulement la première floraison, mais aussi la vigueur à moyen terme et la longévité du massif. Une plantation réussie se juge sur trois saisons : l’enracinement la première année, la reprise la seconde, et la production florale la troisième. Chaque période apporte un profil de croissance différent.
Une plantation printanière offre l’avantage d’une reprise active et progressive. Si le sol s’est suffisamment réchauffé, la plante développe des racines nouvelles et débute une croissance aérienne régulière. La conséquence la plus fréquente est une floraison modérée dès la première année, suivie d’une floraison abondante la saison suivante. C’est un bon choix pour les régions où l’automne est trop humide ou les hivers trop rudes pour assurer une bonne survie.
À l’inverse, une plantation d’automne permet un enracinement discret mais profond. Les racines s’approfondissent pendant l’automne et l’hiver (dans les climats doux), donnant à la lavande une meilleure résistance à la sécheresse estivale et un port plus affirmé au printemps. La floraison peut être plus impressionnante dès la deuxième saison. Toutefois, ce choix nécessite un sol bien drainé et un climat sans pluies hivernales persistantes.
Exemples concrets et études de cas :
- Cas A — jardin urbain en région froide : plantation en avril après la dernière gelée ; résultat : floraison discrète la première année, augmentation de 60 % du nombre d’épis floraux la deuxième année après taille adaptée.
- Cas B — terrain calcaire en région méditerranéenne : plantation en octobre ; résultat : floraison précoce au printemps, meilleure résistance aux stress estivaux.
- Cas C — culture en pot sur balcon exposé sud : plantation au printemps, changement de substrat tous les 3–5 ans ; résultat : floraison régulière mais demande d’arrosage lors de fortes chaleurs.
Points de contrôle et décisions opérationnelles :
- Mesurer la profondeur d’enracinement après un an (lever délicatement le plant) — si racines courtes et superficielle, prévoir un rattrapage d’apport sableux et ajustement d’arrosage.
- Observer la densité des hampes florales la deuxième année : si faible, vérifier l’exposition au soleil (>6 heures) et le niveau d’engrais (éviter sur-fertilisation).
- Vérifier les signes de stress hydrique (feuilles ternes, bordures brunes) ; corriger l’arrosage mais éviter l’excès.
Erreurs à éviter et alternatives : il est fréquent de compenser une plantation tardive par des arrosages intensifs. Cette pratique pousse la plante à développer du feuillage au détriment de la floraison. Autre piège : tailler sévèrement en automne une lavande récemment plantée ; cela réduit la capacité de photosynthèse et compromet l’installation racinaire.
Décision concrète : si la plantation intervient au printemps et que les plants montrent un retard de reprise, limiter les apports et surveiller l’humidité ; si plantés en automne dans une zone humide, surélever les pieds ou rempoter en contenant pour assurer le drainage.
Insight : l’époque de plantation fixe un profil de développement — choisir selon le climat et le drainage permet d’optimiser la floraison plutôt que de corriger des erreurs a posteriori.
Choisir l’emplacement idéal : exposition au soleil, sol drainant et voisinage végétal
Le choix de l’implantation est déterminant pour une floraison optimale. La lavande exige une exposition au soleil soutenue : un minimum de 6 heures de soleil direct par jour est requis pour une production florale soutenue. À l’ombre, la plante devient lâche, produit moins de fleurs et devient plus sensible aux maladies.
Le sol doit être bien drainé. Le terme drainage désigne la capacité du sol à évacuer l’eau. Un sol mal drainé retient l’humidité au niveau des racines et favorise la pourriture. Pour évaluer le drainage, réaliser un test simple : creuser un trou de 30 cm, remplir d’eau et chronométrer l’infiltration. Plus de deux heures indique un drainage insuffisant et nécessite un amendement (sable, gravier) ou la création d’une butte.
Le pH optimal est légèrement alcalin. Le pH est la mesure de l’acidité d’un sol ; un pH entre 6,5 et 7,5 convient à la plupart des lavandes. Un test de pH en jardinerie permet de décider s’il faut apporter de la chaux ou non.
Distance de plantation et densité : espacer les plants de 30–40 cm pour les variétés compactes, et jusqu’à 60 cm pour les variétés volumineuses comme certains lavandins. Un espacement correct évite la compétition racinaire et améliore la circulation de l’air, réduisant les risques de maladie. Exemple pratique : une haie parfumée de 5 m linéaires nécessitera 25 à 30 plants de variétés compactes.
Voisinage végétal : la lavande s’associe bien avec des plantes méditerranéennes comme le romarin et la sauge, et fonctionne comme aimant à pollinisateurs. Pour des massifs mixtes, préférer des compagnonnages qui aiment un sol pauvre et sec.
Erreurs fréquentes :
- Planter en point bas où l’eau stagne après la pluie ; solution : pause d’une butte légère ou surélévation du pied.
- Choisir un emplacement trop ombragé près d’un mur au nord ; solution : déplacer vers le sud ou ouest.
- Utiliser un sol chargé en compost frais : un sol riche favorise le feuillage au détriment des fleurs.
Points de contrôle concrets :
- Mesurer l’ensoleillement moyen (application ou observateur) — cible : ≥6 h/jour.
- Test d’infiltration (durée) — action : corriger si >2 h.
- Test de pH — ajuster avec chaux si pH
Décision pratique : si vous avez un sol argileux, préférez la culture en pot ou créez une butte/ameublissement avec 50–60 % de sable et 20 % de gravier. Pour balcon et terrasse, opter pour un contenant large (30–40 cm) avec un substrat drainant et graviers de fond.
Insight : situer la lavande dans un endroit chaud, exposé et bien drainé multiplie les chances d’une floraison abondante et limite les interventions correctives.
Préparer le sol et les techniques de plantation pour une lavande vigoureuse
Une préparation méticuleuse du sol facilite l’enracinement. Le mot substrat désigne le mélange de terre utilisé pour la plantation. Pour la lavande, un substrat léger composé majoritairement de sable et de terre locale est recommandé. Une bonne régie de préparation passe par le nettoyage, l’amendement et la mise en culture sans enterrer le collet.
Étapes pratiques et points de contrôle :
- Nettoyage : retirer herbes, racines et gros cailloux sur la zone de plantation.
- Test d’infiltration : si >2 h, incorporer du sable calibré (1–3 mm) et du gravier pour améliorer le drainage.
- pH : mesurer et corriger si inférieur à 6,5 (apport de chaux naturelle) ; un pH entre 6,5 et 7,5 favorise la floraison.
- Creuser un trou : profondeur et largeur ≈ 30 cm.
- Installer une couche de drainage (petits graviers ou tessons) au fond si le sol est lourd.
Technique de plantation :
- Sortir le plant du godet en prenant soin de ne pas abîmer la motte.
- Placer la motte dans le trou sans enterrer le collet : la base des tiges doit rester au ras du sol.
- Reboucher avec un mélange de terre locale et de sable (60 % sable, 40 % terre), tasser légèrement pour supprimer les poches d’air.
- Arroser modérément pour humidifier la motte, sans saturer le sol.
- Pailler autour du pied avec paillage minéral (gravier, ardoises) pour protéger et améliorer le drainage.
Points de décision : pour un sol très argileux, préférer la culture en bac plutôt que la modification exhaustive du sol en pleine terre. Le pot permet un contrôle total du substrat. Pour un massif durable en pleine terre, la création d’un lit de pose avec 40–50 % de sable et 10–20 % de gravier est une solution pérenne.
Erreurs à éviter : enterrer le collet — cela provoque des pourritures ; apporter du compost frais en excès — cela stimule le feuillage et nuit à la floraison ; arroser excessivement la première année — la lavande préfère être sous-arrosée plutôt qu’agitée par un apport trop généreux.
Exemple concret : une haie plantée en mars sur un sol sableux a nécessité un apport limité (sable + cendre de bois) et a donné une floraison conséquente la deuxième année. À l’inverse, une plantation sur argile non corrigée a montré des symptômes de jaunissement et des pertes au premier hiver.
Astuce pour la culture en pot : utiliser un pot ≥30 cm, substrat drainant, couche de graviers de 3–5 cm au fond et déplacer le pot contre un mur sud pour profiter de la chaleur rayonnante.
Insight : la préparation du sol est le meilleur investissement pour une lavande durable — travailler la structure, corriger le pH et éviter d’enterrer le collet assure un enracinement solide et une floraison optimale.
Variétés et reproduction : choisir quelle lavande planter pour une floraison optimale
Le choix de la variété conditionne la rusticité, la période de floraison et l’usage. Trois familles se distinguent : Lavandula angustifolia (lavande vraie), Lavandula x intermedia (lavandin), et Lavandula stoechas (lavande à tête d’ailes). À la première apparition d’un terme technique, une définition concise aide : bouturage est la technique de reproduction végétative qui consiste à prélever une portion de tige pour générer une nouvelle plante.
Comparaison synthétique (exemples et décisions) :
| Variété | Rusticité | Sol préféré | Usage |
|---|---|---|---|
| Lavandula angustifolia (Hidcote, Munstead) | -15°C | Léger, bien drainé | Parfumerie, massif, haie |
| Lavandula x intermedia (Grosso) | -10°C | Calcaire, sec | Bouquets, production en masse |
| Lavandula stoechas | -5°C | Neutre à alcalin | Ornement, pot |
Décision pratique : pour un jardin exposé au vent froid, choisir Lavandula angustifolia ; pour un massif parfumé en climat chaud, préférer Grosso. En pot, la Lavandula stoechas offre un rendu ornemental intéressant, mais demande une protection hivernale.
Reproduction et multiplication :
- Bouturage : pratiquer au printemps sur tiges semi-ligneuses ; points de contrôle : substrat humide mais drainant, racines apparaissant en 3–6 semaines.
- Semis : possible, mais long et aléatoire ; réservé aux spécialistes et semences locales.
- Division : pour certains sujets matures, permet de rejuvenate la touffe mais est délicate en lavande à cause du système racinaire.
Anecdote et fil conducteur : une petite pépinière locale a expérimenté le bouturage de 200 plants par an pour fournir des jardiniers amateurs ; le suivi systématique des racines a permis d’ajuster la composition du substrat et d’obtenir une reprise de 85 % — la méthode s’appuie sur un protocole simple et mesurable : taux d’humidité du substrat, durée d’enracinement et exposition contrôlée.
Erreurs à éviter : acheter des variétés non adaptées à la zone climatique ou planter sans vérifier la rusticité annoncée. Autre piège : multiplier en utilisant un substrat trop riche pour le bouturage (les jeunes racines préfèrent un substrat pauvre et aéré).
Décision concrète : sélectionner la variété en fonction de la rusticité locale et de l’usage (parfum, haie, bouquet). Pour s’inspirer des variétés et de leurs caractéristiques, consulter des ressources spécialisées comme celles répertoriant variétés et caractéristiques.
Insight : la variété détermine le profil de floraison et la longévité — choisir en connaissance de cause évite des remplacements inutiles.
Entretien après plantation : arrosage, taille et prévention des maladies pour une floraison durable
L’entretien se concentre sur quelques gestes simples et répétés : arrosage adapté, taille annuelle et surveillance des maladies. Le terme enracinement déjà évoqué désigne l’établissement du système racinaire ; la période critique est la première année. Un arrosage mesuré durant les premières semaines favorise l’installation sans provoquer d’excès d’humidité.
Arrosage : apporter de l’eau à la plantation pour humidifier la motte, puis espacer. Durant trois mois, un arrosage hebdomadaire peut suffire si le sol est sec ; ensuite, réduire fortement. L’erreur commune est de maintenir un sol constamment humide : cela provoque le jaunissement et la pourriture. La règle de décision : donc, concrètement, arroser uniquement si le test manuel montre un sol sec à 5 cm de profondeur.
Taille : deux tailles annuelles recommandées — légère après la floraison d’été pour éliminer les hampes fanées, puis une taille plus structurante fin d’hiver/début de printemps pour maintenir une forme compacte. Ne jamais tailler dans le vieux bois : le bois ancien ne repart pas et une coupe trop franche entraîne une déformation irrémédiable.
Prévention des maladies : en climat humide, les maladies cryptogamiques peuvent attaquer les plants. Prévenir = drainage + paillage minéral + favoriser l’aération. Pour les attaques courantes (pucerons), une pulvérisation de savon noir ou un jet d’eau suffit souvent. Eviter les fongicides systématiques ; privilégier les solutions biologiques (décoction de prêle).
Points de contrôle concrets :
- Vérifier l’humidité à 5 cm de profondeur (doigt ou sonde) : arrosage si sec.
- Contrôler la densité des épis floraux la deuxième année : indicateur de bonne reprise.
- Examiner la base des tiges pour signes de pourriture ou bois mort.
Exemple pratique : une lavande plantée en avril a reçu un arrosage hebdomadaire pendant six semaines, puis un seul arrosage ponctuel l’été suivant, et une taille après floraison ; résultat : la troisième année, le massif produit des épis nombreux et parfumés.
Erreurs fréquentes : tailler bas dans le vieux bois, arroser toutes les semaines sans contrôle et négliger la surveillance hivernale. Une protection hivernale (paillage léger, voile) est recommandée en zone froide mais attention à ne pas enfermer la plante sous un voile humide qui pourrait favoriser les champignons.
Conseil pour la fertilisation : éviter les engrais riches en azote. La lavande aime les sols pauvres ; un apport léger de compost mûr au printemps suffit. Un substrat trop riche favorise la croissance foliaire au détriment de la floraison.
Insight : un entretien simple, basé sur l’observation et des règles claires (humidité, taille, drainage), permet d’obtenir une lavande durable et florifère sans interventions lourdes.
Coût, dépenses et tableau d’ordre de priorité pour planter de la lavande
Anticiper le budget évite les mauvaises surprises. Les postes principaux : coût des plants, amendements (sable, gravier), paillage minéral, pots éventuels, outils et main-d’œuvre si recours à un professionnel. Les fourchettes varient selon la taille des plants, la densité du massif et le recours à un prestataire.
| Type d’intervention | Fourchette indicative (€) | Périmètre précisé | Priorité |
|---|---|---|---|
| Achat de plants (3–10 €/plant) | 3–10 €/plant | Prix selon taille et variété; sans plantation | Confort |
| Amendement sol (sable, gravier) | 50–200 € /m³ | Matériaux; livraison non incluse si grande quantité | Urgence faible / prioritaire avant plantation |
| Plantation par pro (main-d’œuvre) | 20–60 €/plant | Inclut déplacement; pièces non incluses si fournies par client | Dépend du temps et compétences du lecteur |
| Pot large (30–40 cm) + substrat | 15–40 € | Pot + substrat drainant; idéal pour balcon | Confort |
| Paillage minéral (ardoises, gravier) | 20–80 €/m² | Matériaux inclus; pose non incluse | Optionnel mais recommandé |
Facteurs de variation : ancienneté de l’installation, marque et disponibilité des plants, zone géographique (prix plus élevés en zones urbaines), accès au jardin (facilité de livraison). Un client souhaitant une haie prête en un week-end devra prévoir la main-d’œuvre ou le recours à un paysagiste, ce qui augmentera le coût.
Ressources utiles : pour choisir des matériaux de paillage efficaces et esthétiques, consulter par exemple des fiches techniques comme solutions de paillage en ardoises, qui détaillent périmètre et pose.
Décision pratique : si le budget est limité, privilégier une préparation de sol soignée et acheter des plants de taille moyenne ; la reprise sera meilleure et la durée de vie du massif plus longue.
Insight : budgéter selon périmètre précis évite de comparer des devis incomplets ; la durabilité se gagne par des choix techniques judicieux plutôt que par des économies ponctuelles.
Checklist avant de signer un devis et quand appeler un professionnel
Avant toute signature, vérifier le périmètre des travaux et les garanties. Une checklist claire limite les malentendus et permet de comparer les offres sur des critères objectifs.
- Vérifier le périmètre : travaux inclus (fourniture des plants, amendements, pose, paillage).
- Préciser les pièces : nombre de plants, taille, variété et origine (bio ou serre).
- Délai d’intervention : date de plantation prévue et conditions en cas de météo défavorable.
- Garanties : reprise des plants pendant X mois, conditions d’échange.
- Qualifications : vérifier certifications et références si plantation à grande échelle.
- Conditions d’annulation : modalités et frais éventuels.
- Modalités de paiement : acompte, solde, facturation détaillée.
Checklist succincte et actionnable :
- Comparer le nombre exact de plants et le périmètre (terre, paillage, arrosage initial).
- Demander photos de réalisations similaires et coordonnées de précédents clients.
- Préciser qui fournit les matériaux (client ou prestataire) pour comparer correctement les coûts.
Quand appeler un professionnel — situations non négociables :
- Sol très compact ou remblayé nécessitant un décapage mécanique.
- Projet de grande haie linéaire (>20 m) avec plantation mécanisée.
- Aménagements associés (drainage, création de buttes) demandant outillage.
- Logement en copropriété soumis à règlement : travaux d’espaces communs.
- Suspicion de pollution du sol ou nécessité d’analyse de pollution.
Urgences et priorités :
- Urgence immédiate : plantation avant pluie importante sur sol mal drainé — envisager report ou modification du drainage.
- Intervention à planifier sous 48h : plantation groupée avec engins nécessaires.
- Maintenance programmable : taille, rempotage, amendement annuel.
Clause de non-conseil technique :
Ces informations sont indicatives et générales. Elles ne remplacent pas le diagnostic d’un professionnel qualifié. En cas de doute sur un risque gaz, électrique ou structurel, coupez l’alimentation et contactez un professionnel certifié.
Ressource complémentaire : pour d’autres plantes de haie ou d’ornement, voir des fiches pratiques sur la plantation et la récolte comme celle dédiée au framboisier planter framboisier et récolte.
Insight : une checklist dure et la clarté du devis évitent les frais imprévus et garantissent une plantation conforme aux attentes.
Ce qu’il faut vérifier avant d’appeler ou de signer : décisions finales et dernière vérification
Avant de contacter un prestataire ou de lancer la plantation, un dernier tour de contrôle évite les erreurs coûteuses. Cette vérification finale doit être rapide, pragmatique et basée sur des éléments mesurables. Les points à contrôler sont : le test d’infiltration, la mesure de la température du sol, le test de pH et la vérification de l’exposition solaire.
Points de contrôle finaux :
- Test d’infiltration : creuser 30 cm, remplir d’eau, chronométrer — action : corriger si >2 h.
- Température du sol : thermomètre à 10 cm — seuil de décision : ≥10–12°C.
- pH : test de pH du sol — idéal 6,5–7,5 ; corriger avec chaux si nécessaire.
- Exposition : mesurer heures de soleil direct — objectif ≥6 h/jour.
- Vérifier l’adresse des plants : origine, variété et taille sur la facture ou le bon de livraison.
Checklist rapide avant signature :
- Comparer les devis sur le périmètre plutôt que le prix total.
- Confirmer le nombre exact de plants et l’espacement prévu.
- Valider les garanties de reprise et le calendrier d’intervention.
- Vérifier la présence d’un descriptif technique (substrat, paillage, préparation du sol).
Décision pratique : si au moins trois des cinq contrôles ci-dessus sont conformes, la plantation peut être planifiée ; sinon, reporter et corriger les éléments manquants. Cette règle simple transforme une décision subjective en décision mesurable.
Dernier conseil : garder une photo du site avant intervention et un relevé des tests (pH, infiltration, température) pour appuyer toute réclamation éventuelle. Cette documentation aide à comparer le respect du devis et à vérifier la conformité des travaux.
Insight final : une vérification factuelle et des critères mesurables permettent de signer un devis en toute sérénité et d’assurer une floraison optimale sans surprises.
Quelle est la meilleure période pour planter la lavande en région froide ?
En climat froid, privilégiez le début du printemps (mars–avril) après les dernières gelées. Vérifiez la température du sol à 10 cm (≥10°C) et le drainage avant de planter.
Peut-on planter la lavande en pot sur un balcon exposé sud ?
Oui. Utilisez un pot ≥30 cm, substrat très drainant (terre + sable), couche de gravier au fond et positionnez le pot en plein soleil. Protégez le pot l’hiver si nécessaire.
Comment éviter que la lavande pourrisse ?
Assurer un bon drainage est la clé : test d’infiltration, apport de sable/gravier si nécessaire, paillage minéral et arrosages modérés. Éviter l’excès d’engrais riche en azote.
Faut-il tailler la lavande et quand ?
Oui. Tailler légèrement après la floraison d’été pour enlever les hampes fanées, puis réaliser une taille structurante en fin d’hiver/début de printemps sans tailler dans le vieux bois.



