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Peut-on installer deux abris de jardin de 5m² sur une même parcelle ? Réponse claire : oui, sous réserve des règles d’urbanisme et de la surface cumulée. Deux abris de 5 m² représentent 10 m² au total, ce qui déclenche souvent une déclaration préalable de travaux. Avant d’acheter ou d’installer, vérifier le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et la présence éventuelle d’une zone protégée évite les mauvaises surprises. Le champ d’action couvre la surface (emprise au sol et surface de plancher), les distances aux limites de propriété, la fiscalité locale et la conformité matérielle (évacuation des eaux, matériaux compatibles avec le secteur).
En bref :
- Surface cumulée : 2 abris de 5 m² = 10 m² → déclaration préalable (Cerfa 13703) généralement requise.
- PLU : règles locales potentiellement plus strictes → consulter le PLU sur PLU sur Geoportail ou la mairie.
- Distances : à vérifier, souvent 3 m par rapport à la limite séparative, mais le PLU peut imposer d’autres valeurs.
- Taxe d’aménagement : applicable si déclaration exigée ; montant modeste pour petites surfaces (souvent 100–200€ selon commune).
- Preuve temporelle : espacer les installations ou conserver photos datées si besoin de démontrer une temporalité.
Peut-on installer deux abris de jardin de 5m2 : règle générale et seuils d’autorisation
La question revient fréquemment chez les propriétaires qui souhaitent optimiser l’espace de rangement. La réglementation considère la situation globale de la parcelle, pas seulement chaque construction isolée. Deux abris de 5 m² donnent une surface cumulée de 10 m². Selon le Code de l’urbanisme, les seuils à connaître sont clairs :
- Moins de 5 m² d’emprise au sol : aucune démarche d’urbanisme requise.
- Entre 5 m² et 20 m² : déclaration préalable de travaux (Cerfa adéquat).
- Plus de 20 m² : permis de construire obligatoire.
Première définition utile : emprise au sol = projection verticale de la construction sur le sol, y compris débords et surplombs. Deuxième définition : surface de plancher = surface intérieure calculée à l’intérieur des murs (comptabilisée quand la hauteur sous plafond atteint 1,80 m ou plus). Pour des abris classiques, l’admin retient généralement l’emprise au sol pour décider de la procédure, mais la surface de plancher peut jouer si l’abri est clos et couvert et atteint 1,80 m de HSP.
Précision procédurale : si la surface cumulée se situe entre 5 et 20 m², le formulaire à déposer est le Cerfa 13703 (déclaration préalable pour maison individuelle et annexes). Le délai d’instruction est d’un mois. Sans réponse au terme, la non-opposition tacite s’applique, ce qui signifie autorisation implicite.
Exemple concret : un propriétaire pose un abri de 5 m² en 2025 puis, deux ans plus tard, installe un second abri de 5 m². Lors d’un contrôle, l’administration additionnera les deux surfaces. Même si l’installation est échelonnée dans le temps, la situation globale de la parcelle est examinée ; donc la déclaration préalable reste nécessaire et, idéalement, à déposer avant la pose du second abri.
Insight final : la règle est simple mais souvent mal lue. Valoriser la conformité dès le départ évite un recours administratif ou une remise en état.
La règle du cumul des surfaces et ses implications pour la parcelle
La notion du cumul fait toute la différence. L’administration additionne les surfaces des annexes présentes sur la parcelle pour déterminer le régime d’autorisation. Cela inclut les abris de jardin, garages non intégrés, serres clos et couverts, et parfois les auvents.
Explication méthodologique : le calcul se fait en additionnant soit les emprises au sol, soit les surfaces de plancher selon le contexte. Pour des structures légères, l’emprise au sol sert de référence pratique. Pour des volumes clos dépassant 1,80 m de hauteur sous plafond, la surface de plancher devient déterminante. Les autorités vérifient aussi la présence de constructions antérieures déjà autorisées ou déclarées.
Facteurs influant sur l’appréciation administrative :
- Temporalité des installations : espacer les poses ne garantit pas l’exonération si l’administration constate une somme de surfaces au moment du contrôle.
- Fonctions déclarées : un abri présenté comme abri de rangement peut être considéré différemment d’un abri aménagé en atelier avec électricité.
- Implantation géographique : urbanisme local (PLU) et secteur protégé : règles renforcées.
Cas pratique : une famille veut deux abris identiques côte à côte. L’administration pourra considérer l’ensemble comme une seule construction annexe si aucune séparation évidente n’existe, poussant vers l’obligation d’un dossier structuré (déclaration préalable). En revanche, si les deux abris sont nettement distincts (matériaux, fonctions, distance), la demande est souvent traitée comme deux annexes, mais la surface cumulée reste la clé.
Conseil d’usage : garder des preuves documentaires (photos datées, factures, notices techniques). Ces éléments servent de points de contrôle concrets en cas de contestation et facilitent la défense administrative. Voici trois points de contrôle exemplaires : la facture d’achat (documentaire), la photo datée d’implantation (visuel), et le plan de masse (mesurable).
Insight final : anticiper le cumul permet d’adapter la stratégie d’implantation et d’éviter une procédure rétroactive coûteuse.
Démarches administratives : déclaration préalable (Cerfa 13703) et permis selon la surface
Lorsque la surface cumulée dépasse 5 m², la démarche habituelle est la déclaration préalable de travaux. Le formulaire principal est le Cerfa 13703 pour maison individuelle et annexes. Ce dossier comprend plusieurs pièces obligatoires : plans de situation, plan de masse, plans de façades et de toitures, notice descriptive et, si besoin, photographies du terrain.
Pièces à joindre (contrôlables en mairie) :
- Plan de situation du terrain (localisation précise)
- Plan de masse (implantation des abris par rapport aux limites de propriété)
- Plans en élévation et coupe de l’abri (hauteurs et matériaux)
- Notice descriptive (matériaux, couleurs, évacuations des eaux)
- Photographies datées (contextualisation avant travaux)
Délai d’instruction : la mairie dispose d’1 mois pour répondre pour une déclaration préalable. Sans réponse, la non-opposition tacite s’applique. Pour un permis de construire, le délai est de 2 mois (ou plus selon les cas complexes/ABF).
Points processuels et erreurs fréquentes :
- Ne pas joindre un plan de masse précis : motif de refus ou demande de pièces complémentaires.
- Omettre la déclaration en cas de cumul de surfaces : risque d’ordre de mise en conformité et amende.
- Présenter une notice incomplète sur l’évacuation des eaux pluviales : refus possible dans les zones sensibles.
Exemple chiffré : la notice doit préciser la gestion des eaux pluviales. Si un abri génère ruissellement vers le voisin, la mairie demandera souvent une solution (gouttière, puisard, infiltration). Ce point technique est vérifiable sur plan et sur pièces jointes.
Insight final : constituer un dossier complet accélère le délai d’instruction et réduit les risques de refus.
PLU, zones protégées et distances légales sur le terrain
Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) peut ajouter des prescriptions spécifiques. Il est consultable en mairie ou en ligne sur PLU sur Geoportail. Le PLU peut imposer : limitations de surface, conditions de matériaux, couleurs, et distances aux limites séparatives plus strictes que la règle générale.
Rappel : la distance usuelle à respecter vis-à-vis de la limite de propriété est souvent de 3 mètres, mais le PLU peut prévoir une valeur différente. En secteur protégé (abords d’un monument historique, secteur sauvegardé), l’avis des Architectes des Bâtiments de France (ABF) est requis ; le délai d’instruction peut alors être porté à 2 mois.
Cas particulier : terrain non constructible. En principe, l’installation d’un abri est interdite sauf autorisation expresse. Les petites structures démontables peuvent parfois bénéficier d’exemptions, mais il faut l’accord écrit de la mairie pour éviter une remise en état ultérieure.
Points de contrôle concrets :
- Vérifier le règlement du PLU à l’aide du numéro de parcelle (documentaire).
- Repérer la présence d’un site protégé ou d’un périmètre ABF (documentaire/mesurable).
- Mesurer la distance entre la future implantation et la limite séparative (mesurable).
Exemple terrain en zone ABF : une commune impose des matériaux en bois ou pierre naturelle. Un abri en métal pourrait être refusé. L’anticipation permet d’adapter le choix des matériaux et d’éviter un dossier retoqué.
Insight final : la vérification du PLU avant achat d’un abri sauve du temps et de l’argent.
Taxes, coûts et ordre de priorité
La taxe d’aménagement s’applique si une déclaration préalable ou un permis est exigé. Pour de petites surfaces comme 10 m² cumulés, le montant reste généralement modeste (souvent entre 100 et 200€ selon les taux communaux et départementaux). Le calcul dépend de la valeur forfaitaire nationale, des taux communaux et départementaux et d’éventuelles redevances locales.
Facteurs de variation :
- Ancienneté et marque des abris (pièces de rechange, valeur déclarée).
- Taux communaux et départementaux appliqués par la collectivité.
- Zone (urbain vs rural) et exonérations possibles.
| Type d’intervention | Fourchette indicative | Périmètre précisé | Priorité |
|---|---|---|---|
| Déclaration préalable (dépôt dossier) | 0–150€ (frais administratifs éventuels) | Honoraires de préparation dossier non inclus | Confort / Obligatoire |
| Taxe d’aménagement pour 10 m² | 100–200€ | Surface taxable × taux communal/départemental (TVA non concernée) | Confort / Fiscal |
| Démontage suite mise en demeure | 300–1500€ | Main-d’œuvre + évacuation + remise en état | Urgence (risque financier) |
| Pose par professionnel | 200–1200€ | Inclut déplacement & pose, pièces incluses si précisé | Confort |
Signaler explicitement : chaque fourchette dépend du périmètre. Par exemple, pour la pose par un professionnel, vérifier si les pièces, déplacement et TVA sont inclus. Les coûts peuvent doubler si la parcelle est difficile d’accès ou si le matériau nécessite des traitements spéciaux.
Insight final : budgéter la taxe d’aménagement et les frais de dossier évite les surprises budgétaires.
Points de contrôle concrets avant l’installation
Avant toute commande ou pose, vérifier un ensemble de points concrets réduit les risques administratifs et techniques. Voici une liste de contrôle à appliquer sur le terrain et dans les documents :
- Visuel : photos datées du terrain et du futur emplacement (3 angles minimum).
- Mesurable : mesure de la distance à la limite séparative (mètre ruban), noter les valeurs exactes.
- Documentaire : consulter la fiche cadastrale et le règlement du PLU (document à imprimer ou capture d’écran).
- Technique : vérifier le sens d’écoulement des eaux pluviales et prévoir gouttières si besoin.
- Fiscal : estimer la taxe d’aménagement locale via la valeur forfaitaire et les taux présents en mairie.
Points de contrôle mesurables supplémentaires :
- Hauteur intérieure (HSP) : s’assurer si l’abri atteint 1,80 m (détermine la surface de plancher).
- Emprise au sol : dessiner l’empreinte exacte sur un plan de masse pour l’ajouter au dossier.
- Date d’achat et garantie constructeur : conserver factures pour justifier la nature démontable ou pérenne de la structure.
Trois points de contrôle concrets, récapitulés :
- Prendre trois photos datées du terrain et de l’emplacement (visuel).
- Mesurer et noter la distance réelle aux limites (mesurable).
- Imprimer le règlement du PLU et le plan cadastral (documentaire).
Insight final : ces contrôles permettent de décider concrètement : déposer la déclaration préalable maintenant, modifier l’emplacement ou choisir un abri plus petit pour rester exempté.
Checklist avant de signer un devis et critères pour comparer des devis
Signer un devis sans vérifier son contenu est une erreur commune. Voici une checklist à cocher avant toute signature :
- Définition précise du périmètre : travaux décrits point par point.
- Pièces et main-d’œuvre : clairement séparées sur le devis.
- Délais : délai d’intervention et durée des travaux précisés.
- Garanties : garantie décennale si travaux structurels, garantie fabricant pour l’abri.
- Qualifications : mention RGE si travaux liés à performance énergétique (le cas échéant).
- Modalités de paiement : acompte, solde, pénalités de retard.
- Conditions d’annulation : mention claire et neutre.
Critères concrets pour comparer des devis :
| Critère | Ce qu’il faut vérifier | Décision associée |
|---|---|---|
| Prix total | Comparer périmètre pièces & main-d’œuvre | Choisir le meilleur rapport précision/prix |
| Délais | Délais de livraison et pose notés | Prioriser disponibilité si planning serré |
| Garantie | Durée et type (fabricant/pro) | Favoriser garanties écrites |
Erreur à éviter : accepter un devis sans détail sur les évacuations des eaux pluviales ou sans mention de conformité au PLU. Une mention floue sur la fourniture de matériaux est un risque : demander la marque et la référence.
Insight final : la comparaison des devis repose sur le périmètre et les garanties, pas seulement sur le prix.
Quand appeler un professionnel et erreurs fréquentes à éviter
Certaines situations exigent l’intervention d’un professionnel. La liste suivante distingue urgence immédiate et intervention planifiable :
- Urgence immédiate (sécurité) : présence d’un risque structurel lié à l’implantation ou toitures menaçant des tiers.
- À planifier sous 48h : besoin d’un diagnostic sur la gestion des eaux pluviales ou d’un avis ABF obligatoire.
- Maintenance programmée : installation par un professionnel qualifié si l’abri intègre l’électricité ou du chauffage.
Erreurs fréquentes :
- Installer sans vérifier le PLU local.
- Compter sur l’espacement dans le temps pour éviter la déclaration : l’administration peut recalculer la situation globale.
- Choisir des abris identiques côte à côte dans l’intention de contourner les seuils : ce type d’implantation attire les contrôles.
Clause de non-conseil : Ces informations sont indicatives et générales. Elles ne remplacent pas le diagnostic d’un professionnel qualifié. En cas de doute sur un risque gaz, électrique ou structurel, coupez l’alimentation et contactez un professionnel certifié.
Insight final : quand l’enjeu dépasse le simple rangement (électricité, proximité d’un monument, eaux pluviales), faire appel à un pro est la décision la plus économique à long terme.
Pour approfondir l’approche du jardin en pratique, un guide d’accompagnement peut être utile : guide Jardipedia. Pour les nuisibles et leur gestion technique, consulter des ressources spécialisées comme gestion des taupes peut compléter les recherches sur l’aménagement du terrain.
Peut-on installer deux abris de jardin de 5m² sans déclaration préalable ?
Non. Deux abris de 5 m² représentent 10 m² cumulés, ce qui dépasse le seuil de 5 m² et nécessite une déclaration préalable (Cerfa 13703) dans la plupart des cas. Si la surface cumulée devait rester strictement sous 5 m², aucune démarche ne serait requise.
Quelle distance minimale respecter entre un abri de jardin et la clôture du voisin ?
La distance usuelle est de 3 mètres par rapport à la limite séparative, mais le PLU peut prévoir une distance différente. Mesurez et vérifiez le règlement local pour éviter tout contentieux.
La taxe d’aménagement s’applique-t-elle pour deux abris de 5m² ?
Oui, si la déclaration préalable est nécessaire. Pour 10 m² cumulés, la taxe reste généralement modeste (souvent 100–200€ selon les taux communaux et départementaux).
Faut-il un permis de construire pour deux abris de 5m² ?
Non, un permis de construire n’est pas requis tant que la surface cumulée reste sous 20 m². Une déclaration préalable suffit pour 5–20 m².



