Tout savoir sur le platane muriér : caractéristiques et conseils de culture

découvrez tout sur le platane muriér : ses caractéristiques principales et des conseils pratiques pour bien le cultiver dans votre jardin.

En bref :

  • Platane mûrier (Morus australis ou Morus kagayamae) : arbre ornemental et fruitier, port en parasol, 5–10 m.
  • Choix fondamental : varité stérile pour terrasses propres ou variété fertile pour récoltes (mûres juin-août).
  • Plantation idéale : automne ou printemps, sol profond et drainant, exposition plein soleil à mi-ombre (6 h minimum).
  • Entretien léger : arrosages suivis les 2 premières années, taille en fin d’hiver, paillage 5–8 cm.
  • Points de contrôle concrets : couleur du feuillage, pression d’enracinement de la motte, présence de pucerons, date de dernière révision phytosanitaire/documentaire du sujet.
  • Risques à anticiper : taches de fruits sur dallage, racines traçantes, sensibilité aux champignons en sols asphyxiants.
  • Avant toute intervention payante : vérifier périmètre du devis, garanties, qualifications et conditions d’annulation.

Portrait synthétique : Le platane mûrier combine le feuillage lobé d’un platane et la production de mûres du murier. Rustique (-15 °C), il offre ombre et refuge pour la faune. Selon le projet d’usage — ombrage propre ou verger gourmand — le choix de la variété oriente les travaux de plantation et d’entretien.

Portrait et caractéristiques du platane mûrier : morphologie, origine et particularités

Le terme platane mûrier rassemble des sujets souvent étiquetés Morus australis, Morus kagayamae ou Morus platanifolia. Il s’agit d’un arbre caduc de la famille des Moracées, originaire d’Extrême-Orient, introduit en Europe au XXe siècle pour son feuillage large et sa silhouette en parasol. Sa hauteur moyenne varie de 5 à 10 m, avec une envergure comparable, ce qui en fait un choix adapté aux jardins privés et aux alignements urbains de taille moyenne.

Les feuilles sont profondément lobées, rappelant le platane mais n’ayant aucun lien botanique direct avec celui-ci. Le feuillage dense fournit une ombre efficace pendant l’été ; à l’automne, il prend des teintes jaunes-dorées avant la chute. L’aspect architectural de l’arbre — tronc court se ramifiant bas et branches arquées — permet de créer un “toit” végétal accessible, utile pour aménager une terrasse ombragée sans structure artificielle.

Côté caractéristiques, le platane mûrier se distingue par :

  • Une rusticité jusqu’à environ -15 °C, parfois -20 °C en situation abritée et drainée.
  • Une tolérance à divers types de sol à condition d’un bon drainage (le terme drainage désigne l’évacuation de l’eau du sol pour éviter l’asphyxie des racines).
  • Une croissance initiale modérée, plus rapide après 2–3 ans d’implantation si les conditions sont favorables.
  • Deux grandes familles de cultivars : stériles (peu ou pas de fruits) et fertiles (mûres comestibles de juin à août).

Un propriétaire confronté au choix d’un sujet doit peser l’usage : ombre propre sans salissures (variété Fruitless) ou production fruitière pour confitures et sirops. Ce choix structure l’aménagement (distance aux surfaces dures, gestion de la récolte, compatibilité avec les activités à proximité).

Exemple concret : un jardin urbain de 250 m² peut accueillir un seul platane mûrier placé à 6 m d’une terrasse pour éviter les taches ; un verger familial préfèrera le planter en fond de parcelle, à l’écart des dalles et du linge extérieur. Cela impacte le design paysager et les pratiques d’entretien.

Points de contrôle dans ce portrait : vérifier la date d’achat et l’âge du plant (documentaire), observer la couleur et la taille du feuillage (visuel) et contrôler que la motte n’est pas racinaire (test mesurable : diam. de la motte). Donc, concrètement, le lecteur choisit l’usage d’abord, puis le cultivar selon l’emplacement prévu.

Insight final : le platane mûrier est autant un choix esthétique que fonctionnel ; son architecture et sa rusticité en font un atout durable si le bon type est choisi selon l’usage.

Choisir une variété : mûrier platane stérile ou fertile — critères, impacts et erreurs à éviter

Le premier vrai choix porte sur la fertilité du sujet. La distinction entre un mûrier platane stérile et un mûrier fertile influence la gestion future : salissures, récolte, biodiversité et distances de plantation. Cette section propose des critères mesurables, des erreurs fréquentes et des décisions claires.

Critères de décision essentiels :

  • Usage prévu : ombrage près d’une terrasse ou production fruitière ?
  • Disponibilité aux récoltes et au nettoyage : temps disponible en été pour ramasser et nettoyer ?
  • Distance aux surfaces dures : le choix fertile impose souvent au moins 5–6 m de séparation.
  • Attentes esthétiques : le cultivar Fruitless offre le même feuillage sans fruits.

Points de contrôle concrets (visuels, mesurables, documentaires) :

  • Visuel : présence ou absence de jeunes fruits à la saison (juin) ; si le plant adulte présente des inflorescences mais pas de mûres, c’est potentiellement une stérile.
  • Mesurable : vérifier l’envergure prévue en fiche producteur (document) et mesurer l’espace disponible (mètre ruban) pour s’assurer de la distance minimale de 5–6 m.
  • Documentaire : lire l’étiquette du plant ou la fiche cultivar fournie par la pépinière (date d’obtention, garantie, nom commercial).

Comparatif synthétique (tableau) pour faciliter la décision :

Critère Variété stérile Variété fertile
Usage recommandé Terrasse, allée, zones fréquentées Fond de jardin, verger, parc
Entretien d’été Faible Ramassage et nettoyage réguliers
Impact sur surfaces Nul Risque de taches sur dallage et véhicules
Bénéfices culinaires Aucun Confitures, sirops, smoothies

Erreurs fréquentes à éviter :

  • Planter un sujet fertile trop près d’une terrasse en béton en espérant “ramasser les fruits” : la solution de facilité consiste à choisir un sujet stérile.
  • Acheter un plant sans document justificatif : l’absence de fiche cultivar rend incertain le comportement fruitier et la vigueur réelle.
  • Ignorer la croissance à 10 ans : sous-estimer l’envergure future de 5–7 m entraîne souvent des conflits racinaires et d’ombre mal placée.
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Exemples concrets : un restaurateur qui installe un platane mûrier au-dessus d’une terrasse de chaises blanches optera pour Fruitless pour éviter les taches de mûres sur les nappes. À l’inverse, une famille en zone rurale, souhaitant faire des confitures, plantera un sujet fertile à 10–15 m de la maison.

Liens utiles pour approfondir la taille et l’élagage :

Pour des conseils techniques sur l’élagage autour du jardin, la page élagage autour de moi propose des repères pratiques. Pour des techniques détaillées, la ressource les techniques essentielles pour un élagage réussi est pertinente.

Donc, concrètement : définir d’abord l’usage, mesurer l’espace, réclamer la fiche cultivar au moment de l’achat et choisir la variété qui correspond le mieux au contexte. Insight final : une décision bien documentée économise années de contraintes.

Plantation du platane mûrier : emplacement, préparation du sol et protocole détaillé

La plantation conditionne 80 % du succès. Le lecteur devra choisir l’emplacement en fonction de l’exposition, des distances et du sol. L’exposition idéale est plein soleil à mi-ombre (au moins 6 h d’ensoleillement par jour). Voici une méthode pas à pas, avec points de contrôle concrets et erreurs à éviter.

Préparation du terrain et diagnostic du sol

Le premier point de contrôle documentaire consiste à analyser la parcelle : historique d’engorgement, ancienne zone de remblais, présence de canalisations enterrées. Visuellement, rechercher des zones où l’eau stagne après une pluie : cela indique un drainage insuffisant. Le drainage (évacuation naturelle ou artificielle des eaux) est crucial ; en sol argileux, incorporer du sable grossier ou poser un drain. Mesurable : réaliser un test d’infiltration (creuser un trou de 30 cm, remplir d’eau, mesurer le temps d’infiltration) — si l’eau met plus de 24 h à s’infiltrer, améliorer le drainage.

Choisir l’emplacement : règles pratiques

  • Respecter au minimum 5–6 m entre le tronc prévu et toute structure (maison, terrasse, allée). Mesurer et marquer l’aire avant l’achat.
  • Éviter les couloirs de vent froid ; installer un brise-vent naturel si nécessaire.
  • Tenir compte des réseaux souterrains ; consulter les plans ou faire une recherche documentaire locale.

Procédure de plantation pas à pas

  1. Creuser un trou de 60 cm de profondeur et 60–80 cm de diamètre. Ameublir les parois pour que les racines puissent s’étendre.
  2. Mélanger la terre extraite avec environ un tiers de compost mûr pour apporter humus et structure.
  3. Placer le plant de conteneur en veillant à ce que le collet (définition : point de transition entre tronc et racines) soit au niveau du sol fini.
  4. Démêler doucement les racines si elles sont en circulation dans le pot ; cela évite la formation de chignon racinaire.
  5. Former une cuvette autour du pied pour concentrer l’arrosage et arroser généreusement après plantation.
  6. Pailler (paillage : couche de matériau organique placé au sol pour conserver l’humidité et protéger les racines) sur 5–8 cm, en laissant 10 cm autour du tronc.
  7. Tuteurer seulement si le site est exposé au vent ; retirer le tuteur après 2 ans.

Points de contrôle concrets au moment de la plantation :

  • Visuel : la motte ne doit pas être surélevée ni enterrée (collet visible).
  • Mesurable : profondeur du trou (60 cm) et épaisseur du paillage (5–8 cm).
  • Documentaire : conserver la fiche cultivar et noter la date de plantation sur un carnet d’entretien.

Multiplication et bouturage

Le bouturage semi-ligneux (définition : prélèvement de rameaux partiellement lignifiés en fin d’été pour enraciner un nouveau plant) est la méthode préférée pour reproduire un cultivar. Récolter des segments de 15–20 cm, utiliser un substrat drainant et maintenir une humidité régulière. En pépinière, préférer des sujets en conteneur de 2–3 ans : la reprise est plus fiable et le risque de perte plus faible.

Exemple terrain : un habitant d’un lotissement a planté un mûrier platane en automne dans un sol argileux amélioré par 30 % de sable et compost. Résultat : reprise rapide et ombre dense au bout de 4 ans. Sans amélioration du sol, d’autres plants ont présenté dépérissement des racines la 2e année.

Erreur à éviter : enterrer le collet ou négliger le test d’infiltration. Donc, concrètement, creuser, mesurer, ajuster le sol et noter tout document de provenance pour suivre la garantie.

Insight final : bien planter, c’est limiter 90 % des interventions futures ; la clé est le drainage et le positionnement par rapport aux structures.

Entretien saison par saison du platane mûrier : arrosage, taille et bonnes pratiques

Le entretien du platane mûrier est léger mais précis : arrosages réguliers les deux premières années, taille raisonnée en fin d’hiver et apport de compost au printemps. Cette section détaille les gestes mois par mois, les tests à réaliser et les erreurs fréquentes à éviter, avec des contrôles mesurables et documentaires.

Calendrier général et tâches par saison

Période Tâches principales Points de contrôle
Février – mars Taille de formation, suppression du bois mort Contrôler cicatrisation, vérifier outils désinfectés
Avril Apport de compost, démarrage de la végétation Documenter apport (type et quantité)
Mai – juin Arrosage régulier (années 1–2), observation des premières fleurs et fruits Mesurer humidité du sol (sonde) et noter développement des fruits
Juillet – août Récolte des mûres (variétés fertiles), vigilance sécheresse Observer présence de pucerons ou oïdium
Septembre – octobre Réduction progressive de l’arrosage, pose de paillis Vérifier épaisseur du paillis (5–8 cm)
Novembre – janvier Repos végétatif, contrôle du tuteur, renouvellement du paillage Vérifier état du tronc et présence d’anomalies hivernales

Arrosage : règle pratique

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La règle des deux premières années vaut pour la croissance : arroser abondamment mais espacé pour encourager les racines à descendre. Quantité indicative : 20–30 litres par semaine en période sèche pour un jeune sujet, à ajuster selon la nature du sol. Test simple : enfoncer la sonde à 10–15 cm pour vérifier l’humidité. Si le sol est sec au-delà de 5 cm, arroser.

Taille : principes et erreurs à éviter

La taille se pratique en fin d’hiver (février-mars) avant le débourrement. Objectifs : former le parasol, éliminer le bois mort, dégager la circulation de l’air pour limiter les maladies fongiques. Ne pas retirer plus de 25 % du feuillage en une saison. Éviter la taille en été : les plaies cicatrisent mal et favorisent les infections.

Fertilisation et paillage

Un apport de compost au printemps suffit généralement. Éviter les engrais azotés puissants qui favorisent la pousse de jeunes pousses vulnérables. Le paillage protège les racines, conserve l’humidité et enrichit le sol en se décomposant ; renouveler tous les 1–2 ans selon la digestion du matériau.

Gestes préventifs contre les ravageurs

  • Pour les pucerons : jet d’eau puissant ou savon noir dilué (traitement mécanique avant chimique).
  • Pour l’oïdium : aérer la couronne par taille légère et éviter les arrosages foliaires persistants.
  • Pour les cochenilles : traitement localisé et nettoyage du tronc en hiver.

Points de contrôle concrets (récapitulatif) :

  • Visuel : présence de miellat, déformation des jeunes feuilles.
  • Mesurable : humidité du sol à 10–15 cm, épaisseur du paillis.
  • Documentaire : date de la dernière taille et type d’intervention notés dans le carnet d’entretien.

Exemple pratique : un jardinier citadin qui a arrosé abondamment la première année puis a réduit progressivement a constaté que l’arbre acceptera mieux les chaleurs de plus en plus fréquentes. L’usage discipliné du paillage et un apport annuel de compost ont limité les attaques de cochenilles et réduit les besoins en eau.

Donc, concrètement : arroser les deux premières années, tailler en fin d’hiver, pailler et documenter chaque intervention. Insight final : la régularité des gestes simples assure un arbre vigoureux et peu sujet aux problèmes.

Inconvénients, racines traçantes et gestion des taches : solutions pratiques

Le platane mûrier présente quelques inconvénients fréquemment signalés :

  • Fruits très tachants (variétés fertiles) — jus violet-noir difficile à enlever sur les dallages, textiles et véhicules.
  • Racines traçantes — système racinaire superficiel pouvant soulever des dallages légers.
  • Caducité — perte de feuilles en automne, encombrement de la pelouse et nécessité de ramassage.

Solutions concrètes et points de contrôle :

  • Pour les taches : planter un sujet stérile (Fruitless) à proximité des zones sensibles ou installer la variété fertile à distance (5–6 m minimum). En cas de tache, utiliser un nettoyant adapté et agir rapidement (tester sur une petite surface).
  • Pour les racines : respecter la distance de plantation, éviter les plantations à moins de 5 m des dalles ; en présence de dallage soulevé, diagnostiquer la cause (visuel) et envisager un coupe-racine localisé par un professionnel si nécessaire.
  • Pour la chute des feuilles : installer un paillage permanent ou des végétaux couvre-sol pour limiter le travail de nettoyage et valoriser la matière organique.

Illustration via cas réel : un lotissement a souffert de dalles soulevées par un mûrier planté à 2 m d’une allée. Solution appliquée : abattage suivi de replacement par un cultivar en bac palissé. Alternative : privilégier une distance correcte pour éviter l’abattage coûteux.

Points de contrôle mesurables et documentaires :

  • Mesurer la distance plantée à l’aide d’un mètre-ruban (doit être >= 5 m pour surfaces fragiles).
  • Documenter l’année de plantation et la variété pour prouver la responsabilité en cas de conflit de voisinage.
  • Évaluer la fréquence des taches (nombre d’incidents par saison) pour décider d’une modification du choix de cultivar ailleurs dans la propriété.

Erreur à éviter : tenter d’éliminer un arbre adulte sans diagnostic : déplacer un platane mûrier adulte est coûteux et souvent rédhibitoire. Donc, concrètement, anticiper la distance, choisir la variété adaptée et documenter la plantation pour éviter litiges.

Insight final : anticiper les nuisances dès la plantation évite interventions lourdes ensuite ; choisir la bonne variété est l’outil de prévention le plus efficace.

Maladies et ravageurs du platane mûrier : diagnostic, prévention et traitement

Le platane mûrier est en général robuste, mais quelques problèmes méritent attention : pucerons, oïdium, cochenilles et risques fongiques en sols mal drainés. Cette section détaille signes, tests et décisions pour agir.

Diagnostic basé sur signes visibles et mesures

  • Visuel : miellat collant sous les feuilles, enroulement des jeunes feuilles (pucerons).
  • Visuel : dépôt poudreux blanc sur le feuillage (oïdium) favorisé par chaleur + humidité.
  • Visuel : protections cireuses blanches/brunes sur rameaux (cochenilles).
  • Mesurable : humidité du sol en profondeur (> 30 % durable) indiquant risque de pourriture racinaire.
  • Documentaire : historique d’engorgement ou travaux récents autour de la souche.

Traitements et protocoles

  • Pucerons : jet d’eau puissant, savon noir dilué, favoriser auxiliaires (coccinelles).
  • Oïdium : améliorer ventilation par éclaircie légère, éviter humidité stagnante ; traitements naturels à base de soufre si nécessaire.
  • Cochenilles : nettoyage mécanique, application de colles hivernales ou interventions ciblées avec produits homologués.
  • Pourriture racinaire : diagnostiquer avec un professionnel, améliorer le drainage, éviter arrosages excessifs.
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Quand appeler un professionnel — critères de décision :

  • Symptômes généralisés sur plus de 30 % de la couronne.
  • Présence d’un dépérissement rapide ou de chancres au tronc.
  • Suspicion de pourriture racinaire confirmée par test d’infiltration et mauvaise reprise après interventions culturales.

Ces signes impliquent souvent des mesures plus techniques (analyse de sol, prélèvement pour laboratoire). Dans ce cas, documenter les observations (photos datées, relevés d’humidité) permet au spécialiste d’établir un diagnostic précis.

Erreur fréquente : recourir systématiquement à des pesticides sans poser le diagnostic ; préférer d’abord des méthodes mécaniques et biologiques. Donc, concrètement : inspecter visuellement, mesurer l’humidité du sol, traiter localement et ne faire appel au professionnel qu’en cas d’extension ou de signes graves.

Insight final : la prévention (sol drainé, taille raisonnable, paillage) réduit fortement la pression des ravageurs et limite le recours aux traitements chimiques.

Associations de plantes, aménagement paysager et recettes : tirer parti du mûrier platane

Le platane mûrier s’intègre dans des compositions paysagères variées : il crée une strate d’ombre idéale sous laquelle installer des couvre-sols et des vivaces. Cette section explore associations, exemples concrets et usages culinaires des mûres.

Associations végétales pertinentes

  • Sous le houppier : couvre-sols tolérants à l’ombre comme pachysandra, pervenche (Vinca minor) ou hostas.
  • Autour de la périphérie : lavande, sauge et achillée, plantes résistantes à la sécheresse et attractives pour les pollinisateurs.
  • Éviter les grands arbustes à moins de 3 m pour limiter la compétition racinaire.

Exemple d’aménagement : autour d’un mûrier platane en fond de jardin, planter un cercle de lavandes (1 m) pour souligner le tronc, puis une couronne de graminées pour alléger la base. Résultat : contraste de textures, amélioration de la biodiversité et sol exempt d’adventices.

Usages culinaires des mûres

Les mûres (syncarpes) se récoltent de juin à août selon le climat. Elles sont riches en antioxydants et se prêtent à plusieurs préparations :

  • Confiture : 1 kg de mûres pour 700 g de sucre et un jus de citron. Macération puis cuisson 20–25 min.
  • Sirop : presser, filtrer et cuire le jus avec un ratio sucre 1:1.
  • Smoothie : mûres + banane + lait végétal.
  • Séchage : 60 °C pendant 6–8 h pour conserver plusieurs mois.

Astuce pratique : étaler une bâche sous l’arbre et secouer légèrement pour récupérer les fruits sans salir le sol ; cueillir de préférence le matin par temps sec pour une meilleure conservation.

Insight final : bien pensé, le platane mûrier enrichit le jardin tant du point de vue esthétique que culinaire ; il suffit d’anticiper associations et distance pour en tirer le meilleur parti.

Coût & ordre de priorité, devis et critères pour choisir un prestataire

Avant toute intervention payante (taille, transplantation, élagage), il est essentiel d’évaluer le coût et d’avoir une checklist pour comparer les devis. Le tableau ci-dessous indique des fourchettes indicatives avec périmètre précisé.

Type d’intervention Fourchette indicative Périmètre précisé Priorité
Plantation d’un sujet en conteneur (2–3 ans) 150€ – 450€ Prix inclut main-d’œuvre et paillage, plante non incluse ou incluse selon devis ; déplacement inclus ou non précisé Confort / investissement
Taille d’entretien simple (jeune sujet) 80€ – 250€ Main-d’œuvre pour coupe légère, évacuation des tailles à préciser, déplacement selon zone Confort / préventif
Élagage technique (arbre adulte) 350€ – 1 200€ Main-d’œuvre, nacelle ou cordiste, évacuation des branches incluse si indiqué ; TVA selon taux en vigueur Urgence surveillée / sécurité
Intervention phytosanitaire ciblée 100€ – 600€ Diagnostic, traitement ciblé ; pièces (produits) incluses selon devis Selon gravité

Facteurs de variation : âge de l’arbre, accès, hauteur, disponibilité des pièces (nacelle, matériel de sécurité), zone géographique. Ne jamais retenir un devis sans périmètre clair.

Checklist avant de signer un devis

  • Le périmètre des travaux est-il détaillé (coupe, évacuation, broyage, respect de l’environnement) ?
  • Les pièces ou plants sont-ils inclus ou facturés en sus ?
  • Délai d’intervention précisé et date limite de validité du devis.
  • Garanties sur la reprise après plantation (si applicable) et assurance responsabilité civile de l’entreprise.
  • Mention RGE ou qualification professionnelle si travaux concernés par un label (uniquement si applicable).
  • Conditions d’annulation et pénalités éventuelles.
  • Demander références et photos de réalisations similaires.

Quand appeler un professionnel

  • Branches menaçant une structure ou un réseau électrique — urgence sécurité.
  • Suspicion de pourriture racinaire ou dépérissement rapide du houppier.
  • Travaux en hauteur nécessitant nacelle ou cordiste.
  • Plantation d’un sujet de grand diamètre ou transplantation d’arbre établi.

Clause de non-conseil technique : Ces informations sont indicatives et générales. Elles ne remplacent pas le diagnostic d’un professionnel qualifié. En cas de doute sur un risque électrique, gaz ou structurel, couper l’alimentation et contacter un professionnel certifié.

Ressources complémentaires : pour des conseils techniques sur l’élagage et les méthodes recommandées, la page élaguer arbres techniques fournit des repères précis. Un autre guide utile sur les bienfaits et usages du mûrier platane est disponible ici : tout savoir sur le mûrier platane et ses bienfaits.

Donc, concrètement : comparer les devis sur la base d’un périmètre clair, demander références et qualifications, et prioriser sécurité et accessibilité. Insight final : un devis bien détaillé évite les surfacturations et les mauvaises surprises.

Le fruit du mûrier platane se mange-t-il ?

Oui. Les mûres des variétés fertiles sont comestibles, juteuses et sucrées. Elles sont récoltées de juin à août et conviennent à la consommation fraîche, confitures, sirops ou smoothies. Les variétés stériles ne produisent pas ou très peu de fruits.

À quelle distance d’une maison faut-il planter un platane mûrier ?

Il est conseillé de planter à au moins 5–6 m de toute structure (maison, terrasse, allée) pour limiter le risque de soulèvement des dallages par les racines traçantes. Cette distance est un point de contrôle concret et mesurable avant la plantation.

Peut-on tailler le mûrier platane soi‑même ?

La taille d’entretien légère en fin d’hiver peut être réalisée par un bricoleur averti avec des outils désinfectés. Pour l’élagage à grande hauteur ou les coupes techniques, faire appel à un professionnel qualifié afin d’assurer la sécurité et la bonne cicatrisation.

Comment éviter les taches de mûres sur la terrasse ?

Options : choisir une variété stérile (Fruitless) à proximité de la terrasse, planter la variété fertile à distance suffisante (>= 5 m), ou installer une protection de sol lavable. Le contrôle visuel des fruits (test) et la planification d’emplacement sont des mesures préventives efficaces.

Quand arroser un jeune platane mûrier et quelle quantité ?

Arroser régulièrement les deux premières années, environ 20–30 litres par semaine en période sèche. Le test d’humidité à 10–15 cm permet d’ajuster : si le sol est sec à cette profondeur, arroser. Après 3 ans, l’arbre sera beaucoup plus autonome.

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