Quand et comment tailler vos pommiers pour une meilleure production

découvrez quand et comment tailler vos pommiers pour optimiser leur croissance et assurer une meilleure production de fruits savoureux.

Tailler un pommier influe directement sur la vigueur de l’arbre, la qualité des fruits et la longévité du verger. Un geste mal conduit favorise l’alternance productive, les maladies et l’affaiblissement du tronc. En revanche, une conduite adaptée — choix de la période, techniques de coupe et entretien des outils — transforme un pommier chétif en un arbre équilibré, capable d’assurer une production pommes régulière et savoureuse. Le présent texte livre des repères pratiques pour décider quand tailler, comment tailler selon l’âge et le port de l’arbre, quels outils choisir et comment interpréter les signes visibles sur l’écorce pommier et la ramure. Les exemples et cas concrets illustrent chaque étape pour que le lecteur sache agir seul quand c’est possible et reconnaître les signes nécessitant une intervention professionnelle.

  • Objectif : améliorer la production pommes par une taille adaptée.
  • Quand tailler : taille d’hiver (dormance) pour structurer, taille en vert l’été pour aérer.
  • Techniques taille : formation, fructification et rajeunissement, selon l’âge du pommier.
  • Points de contrôle : observation visuelle des bourgeons, mesure du diamètre des branches, vérification documentaire (date de la dernière taille).
  • Priorités : éliminer le bois mort, éclaircir la ramure, corriger les croisements.

Pourquoi tailler un pommier : priorités pour la croissance pommier et la production pommes

La taille pommier répond à trois objectifs simples et complémentaires : orienter la croissance pommier, améliorer la production pommes et prévenir les maladies. Chacun de ces objectifs se traduit par des gestes concrets. La suppression de branches inutiles concentre la sève sur les rameaux porteurs, la réduction des longueurs favorise la formation de bourgeons à fruits et l’éclaircissage laisse passer la lumière pour mûrir les fruits.

Définition pratique : un bourgeon à fruit est un bourgeon spécialisé susceptible de donner une fleur, puis un fruit. Il se distingue d’un bourgeon végétatif qui produit une tige ou une feuille. Repérer et préserver les bourgeons à fruit est un point de décision majeur lors de la coupe : couper une branche porteuse de nombreux bourgeons à fruit réduit la récolte l’année suivante.

Effet sur la vigueur. Un pommier non taillé développe des branches concurrentes et une masse feuillue qui consomme l’énergie au détriment des fruits. La taille de formation permet de choisir 3 à 5 branches charpentières pour bâtir une charpente équilibrée. En orientant les bras principaux à des angles raisonnables (45–60°), la croissance future est répartie et la charpente supporte mieux le poids des fruits.

Santé et prévention. La suppression du bois mort et des branches qui se frottent réduit l’humidité interne et limite la tavelure ou le chancre. L’écorce pommier est le premier écran de défense : une écorce fissurée ou rongée par des insectes signale un affaiblissement. Une coupe nette et une protection localisée des grosses plaies réduisent le risque d’entrée de pathogènes.

Cas pratique. Dans un verger domestique, un pommier de huit ans fourni une production inégale : une année 120 kg, l’année suivante 40 kg. En observant la répartition des bourgeons à fruits et en pratiquant une taille légère à répétition pour réduire les gourmands (pousses verticales très vigoureuses), la production s’équilibre en deux saisons. Ainsi, l’action porte sur la distribution des ressources plutôt que sur l’élimination massive de bois.

Distinction confort vs sécurité. La taille répond d’abord à un objectif de confort (faciliter la récolte, limiter l’ombre portée) et de productivité. Mais certaines interventions relèvent de la sécurité : branches mortes menaçant un chemin ou un câble doivent être coupées immédiatement, quitte à faire appel à un professionnel.

Points de contrôle concrets à retenir :

  • Visuel : repérer les branches mortes ou cassées et les traces de maladie sur l’écorce.
  • Mesurable : diamètre des branches à couper (seuils techniques) ; pour les coupes > 5 cm, préparer une protection.
  • Documentaire : date de la dernière taille inscrite dans le carnet de jardin (permet d’évaluer la fréquence).

Donc, concrètement, agir sur la structure de l’arbre pour concentrer la sève sur les branches fructifères et éliminer les éléments pathogènes. Insight final : une taille réfléchie transforme la ressource interne de l’arbre en fruits, pas en bois inutile.

Image description: pruning demonstration on an apple tree in winter illustrating clean cuts and healthy bark with the keyword taille pommier.

Quand tailler les pommiers : période taille pommier, variétés et climat

Savoir quand tailler est un choix qui combine calendrier, climat local et objectif de l’intervention. La période taille pommier la plus classique reste la taille d’hiver, effectuée pendant la dormance, habituellement entre fin novembre et début mars selon la zone climatique. Pendant cette phase, l’arbre présente peu de feuilles, ce qui facilite la lecture de la charpente et permet des coupes structurantes sans risquer un saignement excessif.

Explication : la dormance est la période où l’arbre limite ses échanges et conserve ses ressources en racines. Tailler durant la dormance favorise une cicatrisation propre et redirige la sève vers les bourgeons encore dormants. Le risque principal à éviter est la taille en période de gel intense : une coupure exposée par grand froid peut retarder la reprise ou favoriser l’entrée d’agents pathogènes.

La taille en vert (été) complète la taille hivernale. Réalisée entre la fin juin et août, elle vise l’éclaircissage, la suppression des gourmands et le réglage du système racinaire vis-à-vis de la charge fruitière. Contrairement à la taille d’hiver, la taille en vert permet de limiter la vigueur excessive sans encourager une production de bois non fructifère.

Adapter selon la variété. Certaines variétés tardives ou très vigoureuses demandent des retouches plus fréquentes. Par exemple, des pommiers à port colonnaire ou en espalier nécessitent des interventions estivales pour maintenir la forme. Les variétés rustiques exposées à des gelées printanières se tailleront tôt avant le débourrement afin de pouvoir observer la structure avant le gonflement des bourgeons.

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Calendrier mois par mois (approche pratique) :

  • Novembre–février : Taille de structure pour formation et suppression du bois mort. Éviter les périodes de gel profond.
  • Février–mars : Finitions avant le débourrement, dernières corrections de charpente.
  • Mai–août : Taille en vert pour éclaircir les rameaux, supprimer les gourmands et limiter la végétation latente.
  • Septembre–octobre : Éviter la taille sauf correction urgente ; préparer la protection hivernale si nécessaire.

Cas illustratif. Marcel, jardinier amateur dans la région lyonnaise, a observé que ses pommiers plantaient des gourmands massifs chaque été. En programmant une taille d’hiver structurante puis des retouches en juillet, la production pommes a gagné en qualité et la taille des fruits s’est homogénéisée.

Critères de décision :

  • Confort vs sécurité : branches menaçantes, taille immédiate même hors saison.
  • Vérifiable : état des bourgeons (gonflés ou non) ; si les bourgeons commencent à se gonfler, stopper les coupes importantes.
  • Erreur à éviter : tailler massivement à l’automne en climat froid.

Liens utiles pour approfondir le calendrier : consulter un guide de référence comme calendrier de taille du pommier et des conseils techniques adaptés au secteur.

Donc, concrètement, choisir la période selon l’objectif : structuration en hiver, corrections de vigueur en été. Insight final : la bonne date, c’est celle qui maximise lecture de la charpente sans exposer les coupes au gel ni provoquer une récupération excessive de sève.

Image description: seasonal pruning calendar for pommiers showing winter and summer tasks, includes the keyword quand tailler.

Comment tailler : techniques taille, outils indispensables et entretien outils

La maîtrise des techniques taille et des outils détermine la qualité de la coupe et la santé future du pommier. Trois techniques principales coexistent : taille de formation (jeune arbre), taille de fructification (arbre adulte) et taille de rajeunissement (arbre âgé ou négligé). Chacune demande des outils adaptés et un entretien régulier de ces outils pour éviter la transmission de maladies.

Outils indispensables

Voici l’équipement de base, avec leur usage et conseils d’entretien :

  • Sécateur bien aiguisé : coupe nette pour rameaux fins ; préférer un sécateur à crémaillère pour les coupes plus dures. Nettoyage après usage à l’alcool 70° pour éviter la propagation de pathogènes.
  • Scie d’élagage courbe : pour les branches > 3 cm ; les lames courbes facilitent la traction et limitent l’effort. Affûtage régulier et graissage des articulations.
  • Perche télescopique : pour les hauteurs tout en restant au sol ; attention à la stabilité de l’appareil.
  • Gants et lunettes de protection : sécurité personnelle lors des coupes et lors de la manipulation de mastic cicatrisant.
  • Mastic cicatrisant : pour les plaies > 2 cm, aider à la cicatrisation et réduire le risque d’infection.
  • Affûteur : maintenir tranchant et efficacité des lames, réduire les déchirures de l’écorce.

Entretien des outils. Après chaque usage, essuyer la sève, désinfecter avec alcool à 70° ou eau savonneuse, affûter les lames et appliquer une fine couche d’huile pour éviter la rouille. La transmission de maladies par des outils non désinfectés est une erreur fréquente : un sécateur sale peut propager un champignon d’un arbre à l’autre.

Techniques de coupe

Technique de base : privilégier les coupes en biseau légèrement inclinées pour favoriser l’écoulement de l’eau et limiter la stagnation sur la plaie. Pour les grosses branches, pratiquer une coupe en trois temps : première incisure en dessous, second trait en dessus pour détacher la branche et coupe finale au collet. Cela évite d’arracher l’écorce et protège le collet (zone d’attache de la branche).

Pincement et éclaircissage. Le pincement des bourgeons consiste à supprimer à la main les extrémités des pousses tendres en été pour favoriser la ramification et les bourgeons fruitiers. L’éclaircissage élimine des rameaux entassés pour améliorer la pénétration de la lumière.

Cas concret. Une propriétaire en Bretagne utilisait un sécateur émoussé et avait observé des plaies mal cicatrisées et une progression de la tavelure. Après changement d’outil et désinfection systématique, la progression a été jugulée et la reprise de l’arbre s’est améliorée en un an.

Points de contrôle concrets :

  • Visuel : tranchant de la lame (pas d’écailles, coupes nettes).
  • Mesurable : diamètre des branches traitées ; planifier une protection pour les coupes > 2 cm.
  • Documentaire : noter la date d’affûtage et de désinfection dans le carnet d’entretien.

Liens pratiques pour approfondir les techniques d’élagage : consulter des guides techniques comme techniques d’élagage et sécurité ou des retours d’expérience sur pratiques de taille pour la récolte.

Donc, concrètement, choisir l’outil adapté, l’entretenir et exécuter des coupes propres selon la technique requise. Insight final : un bon outil, bien entretenu, réduit la surface des plaies et améliore la cicatrisation.

Transition : la démonstration vidéo complète les explications et illustre la mise en pratique des techniques évoquées.

Image description: pruning tools for taille pommier on bench, showing sécateur and saw in vivid detail.

Taille pas à pas : formation, fructification et rajeunissement détaillés

La taille pas à pas se décline selon trois profils d’arbres : jeunes pommiers (formation), arbres adultes (fructification) et arbres anciens (rajeunissement). Chaque profil mobilise des choix différents sur lesquels s’appuie la décision du jardinier : quels bras conserver, combien de bois conserver, et comment répartir la charge fructifère.

Taille de formation (jeune arbre)

Objectif : construire une charpente porteuse. Durant les trois à quatre premières années, sélectionner 3 à 5 branches charpentières bien réparties autour du tronc. Éliminer les branches basses qui concurrencent la tige principale et raccourcir les branches pour favoriser la ramification. Un angle d’ouverture entre 45 et 60° est recherché pour chaque branche principale afin d’équilibrer port et répartition des forces.

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Exemple chiffré : pour un jeune pommier de deux ans, conserver 3 branches principales à hauteur progressive (60 cm, 90 cm, 120 cm) et couper les autres à leur base. Noter cette disposition dans le carnet : cela facilite les retouches futures et constitue une documentation utile (point documentaire).

Taille de fructification (arbre adulte)

Objectif : optimiser la production pommes. Éclaircir la ramure en supprimant certains rameaux fructifères trop nombreux pour permettre un meilleur calibre des fruits. Raccourcir les branches trop allongées pour stimuler la formation de nouvelles fructifications. Supprimer les gourmands (pousses verticales vigoureuses) qui détournent l’énergie.

Astuce pratique : conserver un tiers de rameaux à fruits et supprimer les deux tiers les plus faibles dans les zones surchargées. Cela réduit l’alternance productive et augmente la taille moyenne des fruits. Vérifier visuellement la présence de bourgeons à fruit sur les sections conservées.

Taille de rajeunissement (arbre vieillissant)

Objectif : relancer la production sans affaiblir l’arbre. La technique consiste à procéder progressivement sur plusieurs saisons : couper 20–30% du vieux bois la première année, compléter l’année suivante. Pour les coupes importantes, pratiquer une coupe en trois temps et protéger les plaies avec mastic si le diamètre dépasse 2 cm.

Points de contrôle concrets (liste de 5 points, respectant la règle 3–7) :

  • Visuel : présence de bois mort et fissures sur l’écorce pommier.
  • Mesurable : diamètre des coupes (mesurer au ruban) ; protéger au-delà de 2 cm.
  • Documentaire : noter la date et le pourcentage de bois enlevé chaque saison.
  • Visuel : angle des branches principales ; corriger si inférieur à 40° pour limiter les cassures.
  • Mesurable : distance entre les branches principales (30–40 cm minimum pour une bonne aération).

Cas concret : un verger familial a rajeuni trois vieux pommiers sur trois saisons, réduisant la densité de bois de 25% la première année, 20% la suivante. La production s’est stabilisée et la taille des fruits a augmenté, sans affaiblir les arbres.

Erreur à éviter : couper trop lourdement en une seule fois. Une réduction brutale de la surface foliaire prive l’arbre de photosynthèse et provoque un rééquilibrage par une forte pousse végétative au détriment de la fructification.

Donc, concrètement, adapter la stratégie selon l’âge : former, entretenir ou rajeunir progressivement. Insight final : une approche étape par étape protège la santé et restaure la production sans sacrifier la longévité.

Image description: step-by-step pruning for pommiers showing formation, fructification and rejuvenation stages.

Entretien après la taille : cicatrisation, fertilisation et surveillance des maladies

L’entretien post-taille conditionne la reprise de l’arbre. Trois domaines sont essentiels : protection des plaies, apport nutritif adapté et surveillance ciblée des pathologies. Ces gestes favorisent une croissance pommier harmonieuse et soutiennent la production pommes.

Mastic cicatrisant. Pour les plaies supérieures à 2 cm, appliquer un mastic cicatrisant ou une pâte naturelle (argile + huile) réduit l’exposition aux agents pathogènes. Bien répartir le mastic pour éviter les poches d’humidité. Les petites coupes cicatrisent vite et n’exigent pas toujours de mastic si la coupe est nette.

Apports nutritifs. Un apport d’engrais organique ou de compost bien décomposé au pied de l’arbre après la taille stimule la reprise. Privilégier un compost équilibré en azote, phosphore et potassium ; éviter les apports excessifs d’azote en fin de saison qui favorisent la végétation au détriment de la fructification.

Surveillance sanitaire. Rechercher régulièrement :

  • taches foliaires (tavelure) ;
  • liège ou chancres sur l’écorce ;
  • présence d’insectes perforateurs ou défoliateurs.

Traitements et alternatives. En cas d’attaque modérée, privilégier des solutions non chimiques : décoction de prêle, savon noir pour lutter contre les pucerons, pièges ou filets pour les carpocapses (ver des pommes). Pour une infestation ou une maladie structurante, recourir à un diagnostic professionnel.

Exemple d’entretien programmé : planifier un contrôle visuel toutes les 3 semaines pendant la saison de croissance, noter les observations dans un carnet et ajuster les actions (arrosage, apport, traitement localisé). Cette documentation sert de point de contrôle documentaire en cas de gestion en copropriété ou lors d’un transfert de propriété.

Erreur fréquente : négliger l’arrosage après taille. Une coupe importante entraîne une demande hydrique accrue pour la cicatrisation ; un stress hydrique réduit la réussite de la reprise.

Donc, concrètement, protéger les plaies, nourrir prudemment et surveiller régulièrement. Insight final : l’après-taille, correctement géré, double l’efficacité des gestes réalisés pendant la coupe.

Image description: applying mastic cicatrisant to a pruning wound on a pommier, showing proper technique and the keyword entretien arbres fruitiers.

Erreurs fréquentes et pièges à éviter lors de la taille des pommiers

La taille mal pensée génère plus de problèmes qu’elle n’en résout. Voici les erreurs les plus rencontrées et comment les éviter. Chaque erreur comporte une conséquence pratique, un point de contrôle et une décision actionable.

Erreur 1 : tailler trop sévèrement en une fois. Conséquence : affaiblissement et pousse excessive de gourmands l’été suivant. Point de contrôle : mesurer l’ampleur de la coupe (pourcentage de bois enlevé) et répartir l’opération sur plusieurs saisons. Décision : limiter la coupe initiale à 20–30% sur les arbres âgés.

Erreur 2 : outils mal entretenus. Conséquence : coupes déchirées, portes d’entrée pour pathogènes. Point de contrôle : tester la netteté de la lame sur une branche fine ; si la coupe effiloche, affûter. Décision : désinfection systématique et affûtage régulier avant chaque série de coupes.

Erreur 3 : mauvais angle de coupe. Conséquence : stagnation d’eau sur la plaie et pourrissement. Point de contrôle : vérifier l’inclinaison du biseau ; il doit favoriser l’écoulement. Décision : refaire la coupe si nécessaire et assurer une finition propre.

Erreur 4 : négliger l’éclaircissage intérieur. Conséquence : feuillage dense, douleurs pour la fructification et développement de maladies. Point de contrôle : observer la pénétration de la lumière au centre de la couronne ; si l’œil ne voit plus le ciel, éclaircir. Décision : supprimer 1 rameau sur 3 en zones trop denses.

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Erreur 5 : confondre vigueur et productivité. Conséquence : couper les branches fructifères en pensant éliminer du bois inutile. Point de contrôle : identifier les bourgeons à fruit avant de sectionner. Décision : préserver les sections riches en bourgeons florifères.

Anecdote pédagogique. Une association de permaculture en 2024 a partagé un cas où un pommier, surtaillé par un bénévole zélé, a produit une abondante masse de pousses non fructifères, réduisant la récolte pendant deux ans. L’équipe a appliqué un rajeunissement progressif et a documenté chaque étape pour éviter la répétition de l’erreur.

Règle pragmatique : avant chaque coupe, poser la question : « Cette coupe favorise-t-elle la fructification ou la vigueur inutile ? » Si la réponse n’est pas claire, reporter ou consulter.

Donc, concrètement, éviter l’excès, entretenir ses outils et prioriser la lisibilité de la charpente. Insight final : la prudence et la documentation chronologique sauvent la production à long terme.

Image description: comparison between incorrect and correct pruning on pommiers illustrating common mistakes.

Coût & ordre de priorité : estimer, prioriser et préparer un devis pour la taille pommier

La décision d’appeler un professionnel se base sur le périmètre des travaux, l’ampleur de l’intervention et la sécurité. Le tableau ci-dessous donne des fourchettes indicatives avec leur périmètre clairement décrit. Les facteurs de variation incluent l’accès, l’ancienneté des pommiers, la zone géographique et la nécessité d’un broyage ou d’un enlèvement des déchets.

Type d’intervention Fourchette indicative Périmètre précisé Priorité
Taille d’entretien (un arbre isolé) 80–200 € main-d’œuvre seule, déplacement inclus, taille légère, déchets non inclus Confort / annuel
Taille structurante (jeune arbre) 100–300 € main-d’œuvre + coupe de formation, déplacement inclus, évacuation bois facturée en sus Prioritaire (formation)
Taille de rénovation (arbre vieux ou négligé) 300–900 € pièces incluses partiellement, élagage, broyage ou enlèvement bois selon devis Sur plusieurs saisons / à planifier
Intervention d’urgence (branche dangereuse) 120–400 € déplacement inclus, intervention rapide, évacuation bois parfois facturée Urgence (sécurité)

Remarque essentielle : chaque fourchette indique précisément le périmètre (main-d’œuvre, déplacement, évacuation inclus ou non). Ces montants varient fortement selon la localisation, la taille de l’arbre et l’accès. Ne pas prendre une fourchette comme décision unique : demander un devis détaillé est une étape indispensable.

Checklist avant de signer un devis

  • Le périmètre des travaux est décrit précisément (quelles branches, hauteur, évacuation des déchets).
  • Les pièces et la main-d’œuvre sont distinguées (pièces incluses ou facturées en sus).
  • Délai d’intervention et calendrier proposé.
  • Garantie sur la réalisation et mention d’assurance responsabilité civile professionnelle.
  • Qualification ou expérience (référence ou photos de travaux similaires).
  • Conditions d’annulation et modalités de paiement.

Quand appeler un professionnel

  • Branche morte ou cassée menaçant des biens ou des personnes — urgence sécurité.
  • Taille de rénovation complexe dépassant 3–4 m de hauteur ou impliquant élagage d’extrémités principales.
  • Arbre en zone à règlementation (copropriété, servitude) nécessitant une autorisation.
  • Présence de signes de maladies structurelles (chancres profonds, nécroses) — diagnostic nécessaire.

Clause de non-conseil technique :

Ces informations sont indicatives et générales. Elles ne remplacent pas le diagnostic d’un professionnel qualifié. En cas de doute sur un risque gaz, électrique ou structurel, coupez l’alimentation et contactez un professionnel certifié.

Donc, concrètement, préparer le devis en vérifiant le périmètre et privilégier un professionnel pour les interventions à risque. Insight final : un devis clair évite les mauvaises surprises et protège la production à long terme.

Image description: professional arborist assessing a pommier for a service quote, illustrating cost and priority decisions.

Ce qu’il faut vérifier avant d’appeler ou de signer : points de contrôle finaux et décision éclairée

Avant tout appel ou signature, une dernière vérification aide à éviter un déplacement inutile et permet de comparer les offres sur des bases objectives. Ces contrôles se répartissent en visuels, mesurables et documentaires.

Points de contrôle visuels :

  • Présence de bois mort ou de branches cassées visibles depuis le sol.
  • État de l’écorce pommier (fissures, chancres, percées) et coloration anormale des feuilles.
  • Densité de la ramure : si la lumière peine à traverser, l’éclaircissage est nécessaire.

Points de contrôle mesurables :

  • Diamètre des coupes envisagées : mesurer au ruban pour savoir si la coupe dépassera 2 cm.
  • Distance entre branches charpentières : vérifier si l’espace est suffisant pour l’aération (30–40 cm).
  • Date de la dernière taille : noter l’intervalle entre interventions.

Points de contrôle documentaires :

  • Carnet d’entretien : date de plantation, variétés, dates des tailles antérieures.
  • Garanties éventuelles sur des travaux antérieurs ou présence d’un rapport phytosanitaire.
  • Règlement de copropriété ou servitudes éventuelles affectant l’intervention.

Erreurs à éviter lors de la signature :

  • Signer sans descriptif précis du périmètre des travaux.
  • Accepter une large fourchette salariale sans préciser les conditions d’évacuation des déchets.
  • Ne pas vérifier la couverture d’assurance en cas de dommage.

Ressources complémentaires : pour approfondir les techniques et sécurités de la taille, des guides pratiques existent, par exemple conseils pratiques en élagage.

Donc, concrètement, vérifier visuel, mesurer précisément et demander un devis détaillé avant de s’engager. Insight final : un ultime contrôle structuré évite frais superflus et préserve la production sur plusieurs saisons.

Image description: final verification checklist next to a pommier, showing documented points to check before hiring help.

Quand tailler un pommier : l’hiver ou l’été ?

La taille d’hiver (dormance) sert à structurer l’arbre, tandis que la taille en vert (été) vise l’éclaircissage et la suppression des gourmands. Choisir selon l’objectif et éviter les périodes de gel.

Puis-je purger et tailler seul mes pommiers ?

Les interventions simples (gourmands, petites coupes) sont réalisables par un bricoleur averti. Pour les coupes importantes ou danger (hauteur, branches menaçantes), faire appel à un professionnel.

Comment reconnaître un bourgeon à fruit ?

Un bourgeon à fruit est souvent plus dodu et plus arrondi qu’un bourgeon végétatif. Observer la disposition sur les rameaux et conserver ceux qui sont bien formés pour assurer la production.

Que faire après une coupe importante ?

Protéger les plaies > 2 cm avec un mastic cicatrisant, apporter un compost léger au pied et surveiller l’arbre pour détecter toute infection ou pousse excessive.

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